Avant même la réunion du sommet social du 10 mai 2010, l’option annoncée par le gouvernement était le gel des dépenses de l’État pour les trois ans à venir fermant ainsi la porte à tout dialogue social.
Il a fait le choix de conforter le système financier et bancaire en sacrifiant nos emplois, nos salaires, nos retraites, renonçant ainsi à plus de justice sociale.
Le ministère de la santé a usé du même procédé au cours des discussions sur le protocole de la réforme statutaire de la catégorie B et du passage en A pour les paramédicaux dont les diplômes sont reconnus dans le processus LMD Licence/Master/Doctorat : imposer autoritairement le chantage de la reconnaissance de nos qualifications contre la remise en cause de la reconnaissance de la pénibilité, avant le débat national sur les retraites.
Le ministère s’est bien gardé d’amorcer tout débat sur l’emploi, sur l’augmentation des effectifs, sur nos conditions de travail et la formation. Quant aux salaires le compte n’y est pas !
Dans les suites du protocole le gouvernement s’est empressé, d’ajouter à la loi sur le dialogue social, l’article 30 qui supprime la reconnaissance de la pénibilité (départ à partir de 55 ans). Cette loi a été votée à l’Assemblée Nationale, elle va être présentée au Sénat.
Lire notre article sur la loi sur le dialogue social.
En 2000, nos collègues infirmières spécialisées ont obtenu la catégorie A avec maintien de la reconnaissance de la pénibilité grâce à leurs luttes.
Pour le maintien de la reconnaissance de la pénibilité de nos professions, mobilisons-nous ! Nous sommes capables d’obtenir la suppression de l’article 30 !
IDE : Faites vos choix après la réforme des retraites !
Nous devons exiger l’ouverture de droits pour un départ anticipé à la retraite à taux plein pour tous les salariés dont la pénibilité du travail n’est pas reconnue.
Les directions des établissements de la fonction publique hospitalière vont demander aux infirmier(e)s concernés par le choix du protocole LMD de se positionner dés juin 2010 :
soit opter pour la catégorie A
soit le maintien dans la catégorie B.
Mais comment pourrez-vous effectuer un choix éclairé alors que le dossier « Retraite » ne sera finalisé, d’après le calendrier du gouvernement, qu’en septembre 2010 ?
La CGT propose à tous les professionnels concernés de ne pas se prononcer avant d’avoir obtenu une simulation (sur les 2 situations A ou B) auprès de la CNRACL (Caisse de Retraite) et non auprès de votre employeur car cette démarche n’est pas opposable. Cela signifie qu’en aucun cas, les infirmières et autres personnels concernés ne pourront se positionner en juin 2010.
Lire notre article sur le projet de réforme du 16 juin 2010 dans la fonction publique hospitalière
Choisir en mesurant les conséquences !
Vous devez savoir que si vous choisissez la catégorie A :
Vous perdrez la catégorie active (possibilité de départ anticipé à partir de 55 ans).
Vous perdrez les 1 an tous les 10 ans (majoration de durée d’assurance) qui permettent d’atténuer la décote.
La décote ne s’annulera qu’à partir de 65 ans (au lieu de 60 ans si vous restez en catégorie active)
Vous financerez vous-même l’augmentation proposée, en travaillant plus longtemps (voir le rapport de l’Assemblée Nationale qui explique que le financement sera assuré à 90 % par les salarié-es qui partiront à 60 ans ou plus !!!
L’urgence c’est de se battre pour l’avenir de nos retraites et la reconnaissance de la pénibilité, pas de choisir entre la catégorie A ou la catégorie B, ni d’adhérer à un ordre !
Réforme des retraites : Des mesures injustes dans la fonction publique !
Le ministre du Travail Eric Woerth a officiellement annoncé son avant-projet de réforme des retraites le 16 juin 2010.
La principale mesure du gouvernement est de reculer progressivement l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans d’ici 2018, en l’augmentant chaque année de quatre mois à partir du 1er juillet 2011.
L’âge légal passera donc à 62 ans dans le privé, le public et les régimes spéciaux. Le recul progressif de l’âge légal ne concernera toutefois les régimes spéciaux qu’à partir du 1er janvier 2017.
Concernant la fonction publique, le gouvernement a décidé :
de faire passer l’âge légal de la retraite de 60 à 62 ans en 2018 pour tous les fonctionnaires dont l’âge d’ouverture des droits est aujourd’hui de 60 ans pour la catégorie sédentaire
pour les agents en catégorie active, l’âge légal passerait de 55 à 57 ans
d’aligner en 10 ans le taux de cotisation des fonctionnaires sur celui du privé. Ce taux passera de 7,85 % à 10,55 %.
de supprimer dès 2012, le dispositif de départ anticipé pour les fonctionnaires parents de trois enfants ayant 15 ans de service. Seuls les parents ayant déjà trois enfants en 2012 pourront encore bénéficier de ce dispositif.
Lire notre article sur le projet de réforme des retraites du 16 juin 2010
Signez la pétition en ligne : Retraite, des solutions il y en a !
Lire l’article sur la journée de grève du 24 juin 2010

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